Un peu de décence, messieurs de la droite !

Publié le par Jacques

Philippe TESSON est en pleine cure de jouvence !

Après son " "Hollande, c'est du vent ! " du 4 septembre, le re-voilà ce 10 avec ses "perles" d'antan: "Hollande : un Tartarin à l'Élysée" ...  Plus de doute, ses vieux démons de 81 sont de retour .

Et de poursuivre: "Il y a deux Hollande. Le modeste et le fanfaron. Celui qui joue l'humilité et celui qui joue la vaillance. Ils ne font qu'un : cela s'appelle un bravache."Ou encore: "sans vergogne, cynisme tranquille, cauteleux". Etc....

Manifestement M. TESSON ne lit pas Le Monde et la belle chronique de Gérard Courtois.


Un peu de décence, messieurs de la droite !

Extraits


La droite est convaincue, comme cela fut dit à l'époque, que les socialistes ne sont revenus au pouvoir que " par effraction ". sa conviction bien enracinée malgré les alternances successives depuis trente ans - que la gauche n'est pas assez compétente pour présider aux destinées du pays, surtout par gros temps, il n'y a qu'un pas. Qu'elle a allègrement franchi, au risque de se caricaturer elle-même.


Jean-François Copé, jamais avare de formules chocs, dénonce " l'imposture de la campagne de François Hollande " et " les folies des socialistes ", qui nous conduisent vers " une catastrophe économique et sociale ". Et il s'engage à faire " de la baisse des déficits, de la compétitivité des entreprises, de la baisse du coût du travail et de la fin des 35 heures la priorité absolue ".


François Fillon n'est pas en reste. Le chef de l'Etat, assène-t-il, " a été élu en niant la réalité de la crise ", au point que, " s'il persiste dans l'erreur, c'est lui qui va devenir le problème de la France ". Et de prôner " un projet radical de réformes " qui suppose de " travailler plus, baisser le coût du travail et investir ".


Le candidat Hollande, disaient-ils, est " nul ". Le président Hollande ne l'est pas moins. Passons sur la hargne du ton. Reste le fond. Et, sur le fond, les intraitables censeurs de l'UMP seraient bien inspirés de faire, au préalable, leur examen de conscience. Voire leur mea culpa.


Car si l'action qu'ils ont menée depuis dix ans, sous la présidence de Jacques Chirac, puis de Nicolas Sarkozy, avait résolu les problèmes graves qu'ils se font fort de régler demain, cela se saurait.


La dette publique s'élève à 892 milliards d'euros au moment de la réélection de M. Chirac, en 2002. Au deuxième trimestre 2008, là encore avant la faillite de Lehman Brothers, elle s'établit à 1 272 milliards, soit une progression de 42 % en six ans. Belle démonstration d'efficacité !  Et sans doute, par trop de gentillesse, M. Courtois omet de dire que M. Sarkozy a même été Ministre des Fiances pendant cette période.


Sur le front de l'emploi, le constat est tout aussi cruel. L'on comptait 2,1 millions de chômeurs au troisième trimestre 2002. Six ans plus tard, le niveau du chômage était rigoureusement identique (2,1 millions à l'été 2008), avant que la crise ne le fasse exploser.

Enfin, les plaidoyers de MM. Fillon et Copé en faveur de la réduction du coût du travail, de la suppression des 35 heures ou de l'instauration d'une TVA " anti-délocalisation " destinée à améliorer la compétitivité française seraient plus crédibles si ces mesures avaient été mises en oeuvre depuis cinq ans. Le premier n'était-il pas premier ministre ? Le second, président du groupe majoritaire à l'Assemblée nationale, puis secrétaire général de l'UMP ? Sauf à tenir Nicolas Sarkozy pour seul fautif sur ce terrain, ne sont-ils pas, eux-mêmes, coresponsables de cette inaction ? Ou, pour reprendre un terme à la mode, de cette procrastination ?


Conclusion de M. Courtois:


Mais, à l'inverse, les responsables de la droite ne peuvent s'exonérer d'un sérieux examen du bilan de leur politique économique depuis une dizaine d'années. C'est une question d'honnêteté - on dirait presque de décence intellectuelle et politique -, autant que de crédibilité. A défaut, leurs leçons péremptoires de bonne gestion risquent surtout d'être perçues comme de vaines démonstrations d'arrogance.


ON NE SAURAIT MIEUX DIRE .

Sinon d'ajouter, merci M. Courtois pour cette magnifique mise au point.

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