Quand la Députée UMP Chantal Brunel oublie ses propres dérapages !

Publié le par Jacques

 

 

 

Sur France Inter, hier, au journal de treize heures, la Députée UMP Chantal Brunel s'est cru autorisée à commenter des propos parfaitement déplacés de son vieil ami Pierre Charron (ancien Conseiller de M. Sarkozy).


Mme Brunel a ainsi déclaré :

« On descend aussi bas que possible dans la vulgarité.

C'est évident que de tels propos sont inadmissibles.

On est dans les bas fonds de la politique.

Je trouve qu'on élève pas le débat ».


Mme Brunel parle d'or, elle qui, le 8 mars 2011, dans les couloirs de l'Assemblée Nationale n'avait pas craint de déclarer, face aux caméras, cette phrase :


"Il faut rassurer les Français sur toutes les migrations de populations qui viendraient de la Méditerranée. Après tout remettons-les dans les bateaux!".


Pas de doute, ce jour-là, elle ne faisait pas dans la « vulgarité », elle n'était pas dans les « bas fonds de la politique », ses propos n'étaient pas "inadmissibles" et tout aussi sûrement, elle « élevait le débat » !!!!


Je suis particulièrement consterné que le journaliste qui a recueilli sa déclaration de ce 7 septembre n'ait pas eu la « présence d'esprit » de la remettre à sa place !!!!!


Et pourquoi donc Mme Brunel n'a-t-elle pas éprouvé AUSSI le besoin de nous livrer sa pensée sur l'attitude de sa collègue de l'UMP, la Maire de Savigny sur Orge, Laurence Spicher-Bernier, condamnée à huit mois de prison avec sursis pour escroquerie en fausse qualité de juriste et exercice illégal de la profession d’avocat.


Il s'agit pourtant, là encore, d'un « bas fond de la politique », non ???


Mais il est vrai que Mme Brunel aurait quelques difficultés à s'exprimer à ce sujet, vu que depuis le 8 juin dernier son mari, Denys Brunel, est mis en examen, accusé d’avoir détourné 45 000 euros (300 000 francs) à la fin des années 1990, afin de financer la campagne électorale de sa femme lors des élections législatives de 2002.

Mais cette petite entorse, c'était, à n'en point douter, pour « élever le débat ».

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