La violence des jeunes en question

Publié le par Jacques

 

La « violence des jeunes » est un thème qui occupe l’actualité de façon quasi quotidienne. Il alimente des discours politiques et médiatiques souvent catastrophistes sur le rajeunissement et la violence des mineurs délinquants.
Le paradoxe est que cette abondance de discours publics est inversement proportionnelle à la quantité de recherches sérieuses et impartiales sur le sujet. De quoi s’agit-il exactement dans la vie quotidienne ? Ces phénomènes sont-ils pour partie nouveaux dans la société française ? Comment peut-on les mesurer et se faire une idée de leur évolution ? Quelles sont les caractéristiques des auteurs et des victimes de ces infractions ? Comment la police et la justice les poursuivent-elles ?
Ecrit par deux spécialistes, ce livre apporte des réponses précises à ces questions, dans un langage très accessible.

Sommaire

 

Introduction : de la peur à l’analyse

Chapitre 1 : au temps des « Blousons noirs », petit détour historique

1. En guise de préambule, un florilège

2. Les mineurs délinquants : qui sont-ils ? combien sont-ils ? sont-ils plus nombreux ?

3. Anciennes et nouvelles formes de délinquance

4. La genèse des conduites délinquantes juvéniles

5. Voleurs, vandales et bandes de jeunes, produits des « échecs de l’évolution sociale »

Chapitre 2 : ce que disent les chiffres

1. La délinquance des mineurs dans la statistique de police

2. Les mineurs condamnés par la justice

3. La révolution des alternatives aux poursuites

4. Des enquêtes en population générale qui démentent les statistiques administratives

5. Une double énigme à résoudre

6. Le tournant du nouveau code pénal en 1994

7. Quand le politique réclame une réponse « systématique » et « en temps réel »

8. L’école, un nouveau territoire de poursuite de la délinquance des mineurs

9. La judiciarisation des déviances juvéniles

Chapitre 3 : La « violence des mineurs » dans les dossiers judiciaires

1. Travailler sur des dossiers judiciaires

2. Derrière « la violence », quatre grands types de faits

3. Les violences verbales et physiques

4. Les violences envers des adultes représentant l’autorité

5. Les vols violents

6. Les violences sexuelles

Chapitre 4 : auteurs et victimes

1. Les auteurs : les facteurs-clés de la délinquance

2. La diversité des profils d’auteurs

3. Du côté des victimes

Chapitre 5 : que fait la justice ?

1. Les critères de gravité d’une affaire

2. L’orientation des dossiers : classement ou poursuite et mode de jugement

3. Le traitement des mineurs durant la procédure

4. Les décisions finales

Conclusion : comment sortir des cercle vicieux ?

Comme le dit « Le Canard Enchaîné » à propos du sujet de ce livre :


Pourtant, il y aurait tant à faire et depuis si longtemps.

Sans nier la délinquance, mais sans s’en servir non  plus.

En 1963, (vous avez bien lu 1963…) le Centre de Recherche et de Formation de l’Education Surveillée publiait une grande enquête sur « 500 jeunes délinquants »

De graves maux étaient relevés par cette enquête :

« Précarité »,  « isolats sociaux »,  « zones de mauvaises intégration sociale », « maltraitance familiales », « carences affectives » « dévalorisation de soi », « conflits de culture », « rejet de la société  provoquant des attitudes d’opposition qui, à leur tout, déclenchent de nouveaux rejets »


Oui, c’était écrit en 1963, il y avait déjà des délinquants, la Gauche n’était pas au pouvoir, c’était…de Gaulle !   Et…Mai 68 n’avait même pas encore pas eu lieu.

Et pan pour tous nos moralistes de bazar, anti-jeunes, islamophobes et qui prêtent aux seuls Socialistes toutes les expressions rappelées ci-dessus pour tenter de nous faire croire que c’est eux qui les ont inventées et que ces formules sont responsables de tous ces maux…CQFD pour ces contempteurs aux petits pieds et à la mémoire très très courte.


Rappelons-leur, par exemple, que les “blousons noirs” évoqués ci-dessus étaient de bons petits Français souchiens” (en un seul mot) tout comme Outre-Manche, les “Teddy Boys” étaient de bons petits Anglais “souchiens” (toujours en un seul mot).


Une fois lu, ce nouveau livre est à ranger dans la bibliothèque à coté de celui dont je vous avais entretenu en juin dernier ( cliquer ici )

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