Au lieu de finasser, « ils » feraient mieux de nous mettre enfin en place les ETATS-UNIS d’EUROPE !

Publié le par Jacques

 

Les sommets en tous genres et à répétition pour "sortir de la crise" sont tout à fait pitoyables.


Si, véritablement, il y avait une vraie crise au lieu de la crise artificielle actuelle, "ils"ne nous donneraient pas ce spectacle minable.


Qui peut réellement croire que LA solution c'est de porter partout en Europe l'âge de la retraite à 67 ans …. ????!!!!


On a même vu le "Président de tous les Français" se précipiter à une réunion à laquelle il n'était pas convié  (!) [au lieu des rester à la clinique de la Muette la bien nommée] et en revenir BREDOUILLE !

 

La situation est parfaitement bien décrite sur un site que je fréquente régulièrement, "Sauvons l'Europe".

Citation :

« Nous sommes nombreux à observer le système européen des petits pas virer au menuet cacochyme de danseurs rétifs ».


"Ils"osent même encore nous rabâcher cette fable :

« Chaque avancée de l'Europe s'est faite à l'occasion d'une crise. Plus celle-ci était profonde, plus les progrès de la construction européenne ont été importants. Alors, aujourd'hui, il y a toutes les raisons d'espérer.

Compte-tenu de la violence du choc actuel, l'Europe s'apprête à faire un grand bond en avant ! ».


Mais si cela avait été vrai dans le passé, nous n'aurions pas droit chaque soir au journal télévisé à ce triste film actuel et son mauvais comique de répétition !


Alors, on nous répète à satiété, de ci de là : "il faut une union politique", "il faut un gouvernement économique", "il faut intégrer davantage la zone euro" etc....


Il faut, il faut mais...."ils" ne le font pas ! Pendant que d'autres craignent une "Europe à deux vitesses".


On nous dit même maintenant que 72% des sympathisants de l'UMP sont favorables « à l'abandon d'une part de souveraineté des États».


Tout cela n'a qu'un seul nom : les ETATS-UNIS d'EUROPE.


Imagine-t-on un sommet des 50 Gouverneurs des États-Unis d'Amérique à chaque fois que ce Pays a un problème ????


C'est bien l'État Fédéral Américain qui est responsable et lui seul.

Même chose à l'échelle du Canada, de l'Allemagne, de l'Espagne et même de...l'Italie.


 

S'agissant d'ailleurs de l'Allemagne, on s'aperçoit que la Chancelière se soumet aux débats et votes du Bundestag . En France, en revanche, l'auto-proclamé "sauveur de l'Euro" s'arroge des droits que ne lui reconnaît pas notre Constitution :

Article 20 : Le Gouvernement détermine et conduit la politique de la nation.

Article 24 : Le Parlement contrôle l'action du Gouvernement.


Et comme le président n'est pas responsable devant le Parlement, il s'amuse à faire ce qu'il veut, avec le succès que l'on sait !


Alors, trêve de finasseries !

Si "l'Europe doit faire un grand bond en avant ", construisons enfin nos ÉTATS-UNIS d'EUROPE.


Comme de grandes voix les réclament déjà :Guy Verhofstadt, ancien Premier Ministre Belge, Madame Ursula von der Leyen, actuelle Ministre du Travail Allemande, Gerhad Schröder, ancien Chancelier d'Allemagne ou encore Ségolène Royal. (ici)

Publié dans actualité

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Le Prétorien 01/11/2011 14:54


L'Union Européenne actuelle est une énorme confusion qui a du mal a se réaliser, pourquoi ? Parce que le bon sens populaire comprend qu'une constitution européenne c'est effacer l'identité des
peuples qui constituent aujourd'hui l' Europe historique. Chaque pays d'Europe a sa propre histoire et sa constitution, aboutissement de siècles de vie, de guerres, d'invasions et de luttes pour
défendre une identité et une conception de la vie partagée et protégées par des frontières. On peut être pour ou contre, c'est le fruit de l'histoire et c'est un fait.
L'idée de la constitution unique aurait du sens si les points communs avaient été partagées et les différences faits l'objet d'une démarche d'analyse et de résolution avec la participation des
peuples concernés, soit en leur permettant de découvrir ce qui les rapproche et ce qui les sépare et en leur donnant par une assemblée chargée de discuter des ces points la visibilité sur les
réflexions et les solutions que pourrait apporter pour la résolution de ces différence avec l'aide du temps.
Rien de tout cela n'a été fait jusqu'à ce jour. Non seulement le peuple n'est pas associé à la construction du projet d'Union européenne mais on lui impose de le subir. En fait ce projet a été
réalisé par les banques, puis les entreprises et cela depuis les années 60. Puis elles ont forcé les politiques à y travailler; Ou est la vision politique ? Ou est la dimension démocratique ? Qui a
une vision d'un peuple européen ? De qui (quelle nation) est il composé ? ou commence t-il ou finit-il ?


Jacques 01/11/2011 15:13



Merci de votre contribution plutôt pertinente.


Mais justement, ceux qui réfléchissent publiquement aux questions que vous poser tentent justement d'y répondre.


Exemples:


 


CREONS D’URGENCE LES ETATS-UNIS D’EUROPE


Point de vue LEMONDE.FR 01.08.11
Créons d’urgence les Etats-Unis d’Europe


par Virgilio Dastoli, président du Mouvement européeen Italie et Thierry Jeantet directeur d’un groupement européen d’économie sociale


Le renforcement de l’Union européenne dans le sens d’une plus grande intégration économique et politique se trouve une fois de plus menacé. Si les Etats
membres ne s’engagent pas rapidement dans la bonne direction, le risque est fort d’un retour en arrière à une simple Europe des nations en conflit les unes contre les autres, brisant ainsi
cinquante ans d’acquis et de succès communautaires (marché commun, libre circulation des personnes, politique agricole commune, paix, stabilité et prospérité, dont on mesure les bénéfices au
regard des crises actuelles ailleurs dans le monde et souvent très proches de nous…).


Le traité de Lisbonne, conçu et élaboré entre 2002 et 2007, a montré les défauts d’un compromis intergouvernemental, qui sont apparus encore plus évidents
après la crise financière internationale.


Quelques mois après son entrée en vigueur, les gouvernements avaient décidé d’ouvrir une procédure de modification du traité afin de rendre pérenne le
mécanisme de soutien aux pays de la zone euro, indispensable pour éviter son éclatement.


Cependant, les modifications limitées décidées par les gouvernements ne sont ni en mesure de résoudre la question du gouvernement économique de l’Union
européenne, ni appropriées pour répondre à la crise sociale que traversent déjà de plusieurs pays.


Par ailleurs, après le début des révoltes populaires dans un nombre croissant de pays arabes, les Européens ont montré leur incapacité à réagir en leur
proposant une vision et une politique ambitieuse.


Dans ce contexte, le débat sur les deux voies alternatives pour l’avenir de l’Union européenne est relancé au sein de nombre de pays européens
:


- La voie qui doit conduire l’Union européenne à parachever ce qui était l’objectif à sa création, sa finalité fédérale, et donc son évolution vers les
Etats-Unis d’Europe, seuls à même de donner à l’Europe un poids dans le monde face aux grandes puissances et de modifier ensemble la trajectoire d’une mondialisation débridée en lui imposant des
règles d’abord civiques, sociales, environnementales.


- Le chemin du retour en arrière, aux revendications des intérêts nationaux laissant place à des affrontements entre des groupes, plus ou moins volatils , de
pays.


La place inquiétante laissée à la seconde voie est aujourd’hui évidente (cf l’absence de politiques économique ou de défense communes, la montée des
populismes et nationalismes divers, la mise en cause des immigrés, mais aussi la montée des « indignations »…).


Nous plaidons, dans une première étape :


L’adoption en urgence d’un budget européen fondé exclusivement sur des ressources propres auxquelles il faudra ajouter les « euro-obligations ».
Donc capable d’assurer en même temps les fonctions d’allocation de ressources, notamment dans les domaines clés pour le futur de notre Europe, ceux de l’innovation, de la recherche, de l’énergie
et de l’environnement, et les fonctions de redistribution propres à garantir la cohésion sociale et aussi territoriale interne et la solidarité externe, en premier lieu vers les pays de la
Méditerranée méridionale. Il s’agit d’établir une politique de « Projets européens partagés » destinés à entraîner une croissance répondant à des critères d’efficacité sociale,
environnementale, civique autant qu’économique et financière.


Un Fonds de développement et d’investissement public/privé devrait également soutenir cette ambition.


Nous proposons aussi que la politique d’aide au développement et des aides alimentaires devienne une compétence exclusive de l’Union européenne et qu’une
vraie politique commune d’immigration soit finalement mise en place. Il faudra inscrire dans le budget européen les ressources aptes à doter l’Union européenne des moyens indispensables aux
politiques européennes de maintien de la paix (peace keeping) et de consolidation de la paix (peace building) ainsi qu’à la sécurité externe. Ces politiques ont déjà montré la valeur ajoutée de
l’Union par rapport à d’autres Etats, y compris les Etats-Unis, dans de nombreuses opérations sur plusieurs continents.


Dans une deuxième étape :


Il faut aller rassembler tous les pays et les peuples qui partagent le principe de la supranationalité et acceptent le modèle fédéral dans un système
constitutionnel nouveau : les Etats-Unis d’Europe.


La méthode que nous soutenons est celle d’une convention constituante se réunissant à l’automne 2014 et garantissant le rôle central du Parlement européen et
associant la Commission européenne ainsi que les parlements et les gouvernements des pays prêts à accomplir un pas décisif vers les Etats-Unis d’Europe. Le texte issu de cette convention serait
soumis à un référendum pan-européen.


L’agenda que nous suggérons est celui d’un avant-projet élaboré par le Parlement européen en temps utile avant le début de la campagne pour les élections
européennes qui auront lieu en juin 2014 et une décision du Conseil européen au plus tard au début de la présidence italienne en juillet 2014.


Il faut oser plus d’Europe pour sortir de la crise tant sociale, économique que celle qui menace le fonctionnement même de nos démocraties.


OU ENCORE CECI:
« Les Etats-Unis d’Europe »
Guy Verofstadt (Editions Luc Pire, Bruxelles, 2006)
22 mars 2006
Dans le débat ouvert par les référendums français et néerlandais, Guy Verhofstadt, Premier Ministre
belge, apporte une contribution concise et efficace sur l’avenir de l’UE. Et c’est pour une relance
politique, tournée vers la perspective fédéraliste, qu’il s’engage et propose d’engager l’Europe.
Choisir cet objectif suggèrerait trois réformes majeures : l’attribution de nouvelles compétences, la
révision du mode de financement de l’UE et la création de nouvelles institutions. Y parvenir
impliquerait d’accepter la création d’un groupe pionnier, noyau dur politique incluant les membres de
l’Eurogroupe, les « Etats-Unis d’Europe » et, autour, d’un deuxième cercle organisé selon un
mode confédéral, composé des États ne souhaitant pas aller plus loin, l’« Organisation des États
européens ».
Après avoir diagnostiqué la gravité de la double crise –crise de confiance de l’opinion
publique et crise institutionnelle– Guy Verhofstadt présente les scénarios de sortie
envisageables avant d’exposer son projet.
Mondialisation, décomposition sociale, perte d’identité, le caractère anxiogène de ces phénomènes
nouveaux et partout prégnants nourrit le sentiment de peur qui se traduit politiquement par le rejet
des citoyens. Ce ne sont pas l’Europe ou un soi-disant « trop d’Europe » qui posent problème mais
bien l’insuffisance d’une Europe qui ne répond pas à leurs attentes ; les Eurobaromètres tendraient à
le prouver.
Pour Guy Verhofstadt, la gravité de la crise est due à la défiance des citoyens, elle a aussi partie liée
avec les institutions. En effet, « Alors que l’unification de l’Europe fut naguère un projet prometteur
entre tous, l’UE est aujourd’hui divisée politiquement et affaiblie économiquement ». Les régimes
d’exception tolérés depuis 1984 et plus encore depuis 1992 sont une simple négation de l’idée de
coopération européenne. Autre symptôme patent de cette crise institutionnelle : le désaveu de la
Convention qui a vu son audace (introduction de la notion de traité constitutionnel, création de la
fonction de ministre européen des affaires étrangères et extension du champ de la majorité qualifiée)
largement ternie par les « corrections » apportées par la Conférence intergouvernementale.
Face à cette crise, le premier ministre belge prend le lecteur à partie : « Allons-nous laisser l’Europe
se détricoter ou allons-nous reprendre le fil en créant une véritable Europe politique ? ». Car c’est
une véritable déconstruction qui est à l’oeuvre comme on a pu le constater avec les attaques
emblématiques contre l’euro au printemps 2005. La faute revient, sans nul doute, au désaccord de
fond jamais tranché entre fédéralistes et inter-gouvernementalistes. Durant un temps cette
indécision s’était avérée commode ; elle gangrène l’Europe aujourd’hui : au fil des ans et des
élargissements, les inter-gouvernementalistes ont gagné du terrain et l’absence de compromis
favorise des paralysies chroniques, sur lesquelles fleurit le discrédit des institutions communautaires.
Pour Guy Verhofstadt il faut maintenant choisir si l’on veut éviter une dilution mortelle dans une zone
de libre-échange.
Outre les crises et les tendances à la déconstruction, il relève l’urgence à contrer les projets
alternatifs et prévient du « danger que certains Etats membres considèrent l’aventure comme
terminée et forment un « directoire » comme l’a proposé Nicolas Sarkozy ». En comparant la
situation actuelle à celle des Etats-Unis avant 1787, il justifie la nécessité d’une avant-garde. En
effet, les Etats-Unis ont pu sortir de leur crise institutionnelle en prévoyant l’entrée en vigueur de
leur constitution dès la ratification par seulement 9 Etats sur 13.
Pour Guy Verhofstadt, le projet doit répondre aux attentes des Européens et notamment
des jeunes. Son projet s’articule en trois volets :
Il envisage d’abord « 5 missions pour l’Europe » :
• Le gouvernement socio-économique : orienté par une stratégie de convergence inspirée du
modèle suivi pour l’Union monétaire, il définirait de larges « bandes » (minima et maxima
économiques et sociaux). Ce gouvernement socio-économique s’appuierait aussi sur une
réforme des systèmes fiscaux, qui permettrait d’en finir avec la concurrence fiscale en
passant d’une fiscalité directe à une fiscalité indirecte.
• La mobilisation technologique : il s’agirait d’augmenter les budgets de R & D jusqu’à ce que
« ce poste devienne le plus important dans le budget européen derrière les dépenses
agricoles ».
• L’espace européen de justice et de sécurité : celui-ci inclurait une politique commune de
l’immigration et la mise en place d’un service européen, en s’appuyant sur une coordination
des services nationaux.
• La politique étrangère européenne : celle-ci serait renforcée par la nomination d’un ministre
européen des affaires étrangères, la création d’un service diplomatique commun et une
politique de développement commune dotée de 0,7% du PIB de l’UE.
• Une véritable armée européenne.
Il suggère ensuite la révision des modalités de financement du budget européen en recourant à des
ressources propres, basées sur des taxes sur la consommation et l’environnement.
Quant à la clarification et à la simplification des fonctions et dénominations, elle permettrait selon le
premier ministre, de retrouver une légitimité auprès des citoyens européens. Il propose ainsi de
« renoncer à l’Eurospeak », en nommant un Président de l’Europe (au lieu de parler de Président
permanent du Conseil), un vrai gouvernement (la Commission) et un pouvoir législatif composé de
deux chambres (le Parlement européen qui représente les peuples et le Conseil qui représente les
Etats). Il appelle aussi à solliciter à nouveau le principe de subsidiarité (en excluant définitivement
certains domaines, tels que le sport, la culture, les services publics…).
Enfin, sa dernière proposition, mais non des moindres, concerne la mise en place d’un groupe
pionnier, homogène, à partir de la zone Euro. Il justifie ce choix arguant de la clarté des critères
d’adhésion et du déséquilibre actuel entre la rigidité des contraintes monétaires et l’absence d’une
véritable coordination économique préjudiciable à ses membres. Enfin, faudrait-il selon lui organiser
un référendum le même jour dans toute l’Europe.
Guy Verhofstadt prend position et apporte une contribution encourageante dans une période où les
portes de sorties s’avèrent languissantes. Mais au final, cet ouvrage plus qu’il ne renouvelle le débat,
synthétise salutairement des réflexions jusque là éparses. On pense en particulier à sa proposition
d’une « avant-garde » déjà formulée par Joschka Fischer en 2000, au renforcement du pilier
économique cher à Jacques Delors, et aux options fédéralistes évoquées par Giuliano Amato et Mario
Soares.
Remarquons néanmoins la proposition intéressante d’une méthode de convergence socioéconomique,
sorte de Serpent économique, reposant sur la définition de « bandes » destinées à
encadrer les économies des pays membres (niveau de protection sociale, flexibilité du marché du
travail, pression fiscale sur les entreprises, etc.). Cette méthode permettrait aussi de renouveler le
débat sur l’acquis social européen, son adaptation et l’évolution du modèle social européen avec
l’entrée des nouveaux Etats membres.
Il subsiste quelque flou sur plusieurs points clés : la R&D, la politique étrangère ou encore les
ressources propres de l’UE. Sur ce point Guy Verhofstadt semble continuer à raisonner en termes de
contributions nettes nationales. De même, les modalités de validation démocratique sont peu
explicites. On se demande par exemple si les populations des Etats membres de « l’Organisation des
Etats européens » seraient consultées ou non.
Un dernier point mériterait éclaircissement : la notion même d’« Etats-Unis d’Europe ». Guy
Verhofstadt revendique une filiation avec Victor Hugo (Congrès de la paix de 1849), Winston
Churchill (Discours de Zurich de 1946) et Jean Monnet, qu’il cite en exergue de son ouvrage.
Néanmoins, le concept a souvent été utilisé avec des intentions variées, au cours du XXème siècle, et
pas toujours fédéralistes.
Cet ouvrage sera-t-il utilisé comme du bois neuf pour aviver le débat ouvert depuis les référendums
français et néerlandais ? A défaut, décidera-t-il l’Allemagne à s’engager dans la voie d’une
coopération économique renforcée qu’elle a toujours refusée ? Les prochains mois nous le diront.
Quoi qu’il en soit, espérons qu’il suscitera l’émulation auprès d’autres responsables et représentants
politiques nationaux à s’engager dans le débat et à faire des propositions pour l’Europe.


 


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jf.