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Publié le par Jacques

Tests ADN : Sarkozy défend Eric Besson

B.H. (lefigaro.fr) avec agences
15/09/2009 | Mise à jour : 18:14

«Tout le monde sait que les tests ADN ne servent à rien», a affirmé le président mardi, après une vive passe d’armes entre les députés UMP et le ministre de l’Immigration, suite à sa décision de ne pas appliquer cette loi controversée.

Le refus d’Eric Besson d’appliquer la loi sur les tests ADN pour le regroupement familial continue de diviser la majorité. Mardi, le chef de l’Etat en personne est monté au créneau devant les députés UMP, fustigeant la gestion du dossier. «On a été très maladroits (…) Tout le monde sait que les tests ADN ne servent à rien. Du coup, ça a créé un trouble. Cette histoire est l’exemple de ce qu’il ne faut pas faire», a-t-il lâché selon des députés présents.

L’actuel ministre de l’Immigration Eric Besson a provoqué la colère des responsables parlementaires UMP en annonçant sans les prévenir son refus de signer les décrets d’application de cette loi, initiée par son prédécesseur, Brice Hortefeux. Pour expliquer sa décision, l’ancien responsable socialiste avait affirmé dimanche qu’il n’était pas «en mesure» de «respecter l’esprit et la lettre de la loi» dans les délais impartis, à savoir au 31 décembre 2009. «Le législateur a émis tellement de contraintes que le décret d’application n’est pas possible en l’état.»

Mardi, Nicolas Sarkozy a pris sa défense : «Besson n’a peut-être pas été très habile mais il a été de bonne foi». «Maintenant, on va prendre le temps avec François Fillon d’y réfléchir», a-t-il lancé, sans donner la moindre précision sur ses intentions (abandon pur et simple de la loi adoptée en 2007, nouvelle discussion au Parlement…).

«J’ai l’impression que c’est comme au PS ici», lâche Besson

Un peu plus tôt dans la journée, c’est dans la salle Colbert du Palais Bourbon que les députés UMP et Eric Besson se sont livré à une âpre passe d’armes. Et c’est le président du groupe lui-même, Jean-François Copé, qui a ouvert les débats en lançant au ministre d’ouverture : «ça pose un problème de principe et de procédure. Tu affaiblis le Parlement. Tu aurais dû en parler au président de la commission des Lois (ndlr, l’UMP Jean-Luc Warsmann) et, accessoirement, à moi». Ce à quoi l’intéressé a répondu, selon des témoins : «J’ai l’impression que c’est comme au PS ici : les soutiens sont privés et la critique est publique. J’ai reçu beaucoup de mails et de SMS de soutien». Des propos qui ont tendu un peu plus le climat déjà très électrique de la réunion.

«Je ne peux pas entendre ça», a répliqué le député de Paris, Jean-François Lamour, en quittant la salle. En refusant de signer le décret sur les tests ADN pour les candidats au regroupement familial, «tu apparais comme le gentil ministre et Hortefeux comme le méchant raciste», lui a encore reproché le vice-président du groupe, Jean Leonetti, dans une allusion à la polémique suscitée par les propos controversés du ministre de l’Intérieur au campus de l’UMP, début septembre.

«Que le président de la République prenne ses responsabilités, qu’il dise clairement s’il est pour ou contre les tests ADN», a tranché le patron des députés socialistes, Jean-Marc Ayrault, appelant le gouvernement à «retirer purement et simplement cette disposition législative».


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