Les manifs d'hier.

Publié le par Jacques

Entre le million de la police qui fait rire tout le monde, et les deux millions et demi de la Cgt (sûrement excessif) on peut raisonnablement penser que nous étions 1 750 000 Français à être descendus dans la rue hier.

Encore un effort.
Juppé, en son temps, disait qu'à deux millions dans les rues, la situation politique n'était plus tenable ! Et il n'a pas tenu.
Quant à Raffarin qui claironnait "ce n'est pas la rue qui gouverne", il est quoi maintenant le Raffarin ?

J'ai regardé toutes les chaînes "normales" (je n'ai ni le satellite, ni la Tnt).

Bravo à TF1 qui a souligné la forte présence de salariés du privé dans les cortèges et en a même interviewé plusieurs.
Tant pis pour les démagos qui soutiennent que seuls les salariés du public font grève !

Mais je crois que le meilleur revient à
Arte Info.

Comme il se trouvait hier (les chaînes françaises l'ont passé sous silence...) que l'Allemagne était également paralysée par une grève de ses chemins de fer (
tant pis pour les démagos qui soutiennent qu'il n'y a de grèves qu'en France...), Arte a eu la bonne idée de comparer les situations sociales dans les deux Pays.

Pour ce faire, était longuement inerrogé M. Yves Sintomer, Directeur d'un Centre de Recherches en Sciences Sociales de Berlin.

Et j'en ai retenu ceci, (de mémoire):

Tant que le Pouvoir en France, considerera les Fonctionnaires comme des laquais et les salariés du Privé comme de la piétaille, il ne faudra pas s'étonner de réactions massives comme celle d'aujourd'hui en France.

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Paul 09/02/2009 23:16

Oui mais bon, n'est pas De Gaulle qui veut ;-)

Jacques 10/02/2009 11:45


Je suis bien d'accord avec vous.
C'est ainsi que M. Sarkozy était un peu pathétique jeudi dernier lorsqu'il a comparé sa manière d'exercer le pouvoir à celle du fondateur de la Vè.

jf.


Paul 09/02/2009 22:15

La constitution de 1958 avait pour objectif d'établir un régime parlementaire (responsabilité du gouvernement devant l'assemblée) où c'est le premier ministre qui est à la tête du gouvernement.
Cependant, l'élection du président au suffrage universel direct (réforme en 1962) donne une telle légitimité au président qu'il devient le chef du gouvernement dans les faits... pour peu qu'il contrôle la majorité à l'assemblée. Ce qui n'est pas le cas en période de cohabitation.
Le système est complexe, et unique au monde. Mais pas de doute : en ce moment, c'est Sarkozy qui est à la tête de l'Etat français !

Jacques 09/02/2009 22:26


Que M. Sarkozy soit à la tête de l'Etat Français, nul ne le conteste.
Cela devrait justement l'amener, puisque Constitutionnellement il est  le "garant des Institutions", à respecter  cette Constitution à la lettre..... !!!

jf.


Paul 04/02/2009 23:19

Oui chacun reporte la faute sur les autres, mais ils font la même chose : vider les caisses de l'État pour pouvoir dire "j'ai fait ma réforme" et gagner 3% de popularité. Sarkozy n'est ni pire, ni meilleur que ses prédécesseurs...

Techniquement Fillon n'a pas tort. Selon la constitution : "Le Gouvernement détermine et conduit la politique de la Nation" et "Le Premier Ministre dirige l'action du Gouvernement".
Simplement, comme le président contrôle la majorité parlementaire, il est de facto à la tête de l'État.

Jacques 05/02/2009 09:31


@ Paul,

Je ne vous comprends pas bien...
Qui est A LA TETE DE L'ETAT,  le Président ou le Premier Ministre ???

Constitutionnellement parlant, il me semble que M. Fillon avait fait un gros lapsus, relevé à l'époque.
Politiquement parlant, M. Sarkozy n'avait guère apprécié....

jf.


Paul 04/02/2009 20:39

Bah je ne "joue pas à me faire peur", je me méfie des gens qui n'ont pas de respect pour la démocratie et l'État de droit. Et qui sont en admiration devant des bouchers sanguinaires. Que ces personnes là veuillent accéder au pouvoir, c'est une raison d'avoir peur. Beaucoup plus que du gouvernement actuel qui, finalement, ne fait pas vraiment dans la rupture. On fait le bilan dans 3 ans, on verra si la France est ruinée !

Jacques 04/02/2009 21:25


Bof, d'aucuns nous disent que la France est déjà ruinée à cause des ...socialistes.
Comme ça, ça sera plus commode pour trouver une excuse dans ...trois ans !
Mais il ne faudrait quand même pas oublier qu'après les gouvernements Raffarin et de Villepin (soit cinq ans de pouvoir), M. Sarkozy nous a dit que les "caisses étaient vides" (il fut
pourtant Ministre des Finances pendant un an) et que M. Fillon nous a dit qu'il "était à la tête (????!!!!) d'un état en
faillite".
jf.


Paul 04/02/2009 17:29

Ce que je souhaitait mettre en exergue était l'interview de Besancenot. Ce qu'il a dit, il l'a dit peut importe qui nous livre l'info.
Or Besancenot, dans le "Philosophie Magazine" en question, dit noir sur blanc et sans nuance que l'accession au pouvoir par la violence est une méthode qu'il préconise et qui lui semble légitime.

De plus, votre raisonnement est échevelé. Doit-on suspecter tous les gens de gauche parce qu'au sein du parti il y a des anciens admirateurs de Staline, Mao ou Che Guevara ?

Le tenancier du blog en question est une personne très sympathique, qui n'a rien à voir, mais alors rien du tout, avec l'extrême-droite. Cette dernière, je le rappelle, se proclame "anti-libérale".

Jacques 04/02/2009 17:57


Eh bien, Olivier Besancenot est à peu près aussi "dangereux" aujourd'hui que ne l'étaient hier Madelin (ancien Ministre), et Devedejian (actuel
Ministre) lorqu'ils prônaieirnt la suppression du suffrage universel.

J'insiste sur le point (car vous êtes trop jeune pour vous en souvenir) que les "actions violentes" de ces messieurs d'Occident (qui ont conduit à sa dissolution par un gouvernement de droite (!!!)
étaient autrement plus dangereuses que les manifs de LCR/NPA !

Arrêtez donc de jouer à vous faire peur....

jf.